5 résolutions pour les nouveaux parents

5 résolutions pour les nouveaux parents

En cette fin d’année, comme à chaque fois à l’aube du Nouvel An, il est temps de faire le bilan et de se fixer de nouveaux objectifs pour l’année à venir. Au palmarès des résolutions les plus populaires viennent généralement les objectifs reliés au poids, à la santé, au travail et aux loisirs. Mais qu’en est-il de la famille et des relations de couple? N’y aurait-il pas là quelques améliorations à apporter? Je vous propose donc ici quelques-uns des moyens les plus efficaces afin d’améliorer le climat familial réuni sous un seul thème: Prendre le temps…
Par Nancy Doyon

1. Le temps d’écouter davantage:
Laisser parfois mes grands discours de côté et écouter, vraiment, ce que mon enfant a à me dire. M’intéresser à son babillage, le regarder jouer et tenter de le suivre dans son monde imaginaire, écouter l’opinion des plus grands et tenter de voir les choses de leur point de vue d’enfant, avec leurs lunettes, plutôt que «d’enseigner» sans cesse, de dire quoi penser, quoi dire et quoi faire.

Écouter aussi davantage son conjoint. Mettre parfois les tâches de côté afin d’ouvrir son cœur et ses oreilles à celui ou celle qu’on aime et s’intéresser à son vécu de nouveau parent, à sa perception de la nouvelle réalité familiale, accueillir son opinion et ses besoins et tenter de s’ajuster afin de retrouver un équilibre.

Il faut aussi parfois tourner nos oreilles vers l’intérieur et écouter ce qui se passe en soi, être attentif à son discours interne. Que me chuchotent les petites voix dans ma tête? Est-ce que je me critique sans arrêt? Est-ce que je pose des jugements dévastateurs sur mon entourage? Est-ce que j’entretiens plutôt des pensées empreintes d’amour et d’indulgence envers moi et les autres? Nos pensées ont un impact important sur nos émotions qui, à leur tour, influencent directement nos actions. Ainsi, si je laisse trop de place aux pensées négatives, c’est toute mon attitude qui risque d’en être affectée.

2. Prendre le temps d’accueillir les émotions:
Dans notre empressement à être efficaces et heureux, nous avons trop souvent l’habitude de fuir ou réprimer les émotions négatives. Bébé pleure? On lui offre la suce. Simone est frustrée? On l’ordonne de se calmer. On est triste? On tente de se changer les idées. Notre conjoint exprime son irritation? On tente de le raisonner: «Cesse de pleurer pour rien!», «Voyons chéri, calme-toi, ce n’est pas si grave!»

Pourtant, les émotions, qu’elles soient négatives ou positives, font partie de la vie et méritent d’être exprimées et entendues. Ignorer ce qui ne va pas ne le fait pas disparaître. Une saine gestion des émotions débute par l’expression adéquate de celles-ci. Et rien de mieux qu’une oreille attentive et empathique pour donner l’envie de se confier, et ce, dès le plus jeune âge.

En ce sens, lorsque bébé pleure, plutôt que de chercher un moyen rapide de faire cesser ses cris, il pourrait être intéressant de s’arrêter quelques instants, de lui sourire avec amour et empathie et de lui refléter l’émotion qu’il semble vivre: «Hum, tu n’aimes pas qu’on t’habille hein?» Quand l’enfant plus vieux vit des expériences pénibles, on peut l’aider à exprimer ses émotions et les valider plutôt que de chercher à le consoler immédiatement: «Je te comprends d’être déçu, ce n’est pas drôle quand notre ami ne veut pas jouer avec nous.», plutôt que: «Oui, mais il va falloir que tu comprennes que les amis ont le droit de vouloir jouer seuls.».

L’accueil est évidemment aussi indispensable quant aux émotions vécues par le conjoint et par soi-même. La vie de famille est souvent merveilleuse, mais parfois stressante et frustrante. En nous, se bousculent souvent des émotions contradictoires et les nier ne servirait à rien. En discuter, les écrire, prendre soin de soi, se pardonner et se consoler, en couple, avec nos amis ou par soi-même, permettra d’y voir plus clair et de s’aimer davantage.

3. Le temps de dire plus souvent «Je t’aime»:
Savoir montrer son amour à notre conjoint et aux enfants de 1001 façons, par des encouragements, des sourires, des câlins ou en prenant simplement le temps de s’asseoir près de l’enfant et de le regarder jouer en se connectant à toute l’affection qu’on a pour lui et en se disant qu’on a vraiment de la chance d’être parent. Pour un enfant, il n’y a pas de plus beaux mots d’amour que «J’ai confiance en toi» et «Je suis tellement fière de la personne que tu es», en particulier si c’est dit avec sincérité, émotion et avec des yeux qui brillent!

Pourquoi ne pas, aussi, s’aimer soi-même en s’offrant parfois de petites gâteries, en prenant du temps pour soi ou simplement en réfléchissant à ce qui nous rend fiers de nous-mêmes? En ce sens, je vous suggère de placer près de votre lit un calepin dans lequel vous ferez l’effort de noter tous les jours quelque chose de positif concernant vos enfants, votre conjoint et vous-même. Vous pourriez commencer chaque phrase par: «Je suis reconnaissant envers (nom de l’enfant, du conjoint ou soi-même) d’avoir fait (action positive)». Faites-le tous les jours, puis observez comment votre perception envers vous-même et les vôtres change progressivement.

4.Le temps d’avoir du plaisir en famille et en couple:
Avec de jeunes enfants, le boulot, les emplettes, la popote et la maison à entretenir, on se retrouve vite submergé par les corvées. Mais si on attend d’avoir terminé toutes nos tâches pour s’amuser, on risque fort de passer à côté. Mais puisqu’aucune relation ne peut perdurer sans quelques moments de joie, il est primordial de réserver à son agenda des périodes fixes afin de passer du temps de qualité avec les enfants, de faire des activités avec le conjoint et se réserver du temps pour soi-même. Allez! Vous n’êtes pas devenu parent dans l’espoir de ne faire que des tâches, non? Amusez-vous! Votre santé mentale et vos relations en dépendent.

5. Se faire un plan d’action:
Afin d’éviter que vos réflexions ne restent au chapitre des bonnes intentions, je vous suggère d’adopter l’approche du coaching. Votre conjoint et vous (ou encore une amie en qui vous avez confiance) deviendrez l’un pour l’autre des entraîneurs personnels afin de vous aider mutuellement à ne pas perdre de vue vos objectifs. Choisissez chacun une ou deux résolutions qui vous semblent prioritaires et écrivez-les sur un carton en guise d’aide mémoire et que vous afficherez sur le frigo ou dans le miroir de votre chambre. Prévoyez ensuite, tous les deux ou trois mois, des rencontres de bilan au cours desquelles vous partagerez ensemble vos observations concernant les enfants et reviendrez sur vos objectifs. Inscrivez dès maintenant ces «réunions» à votre agenda pour éviter de les oublier.

Bonne année à toutes et à tous!


Nancy Doyon
Coach familial
Fondatrice de SOS Nancy
Membre du Réseau Nanny secours
www.nannysecours.com


Paru dans Bébé, Hiver 2014

Pin It on Pinterest

Share This