Astuces alimentaires pour un moral d'enfer

Astuces alimentaires pour un moral d’enfer

Il fait noir quand vous vous levez le matin et il fait noir avant même l’heure du souper. Il n’y a pas à dire, l’hiver lance un défi à votre moral! Est-ce que les aliments peuvent vous aider à voir la vie du bon côté? Comment vous simplifier la vie dans la cuisine durant la saison où tout semble plus compliqué? Voici 5 idées qui vous aideront à attendre le printemps!
– Par Stéphanie Côté

1. Déstressez et planifiez
Il est 17h, les enfants pleurnichent et vous ne savez pas ce que vous ferez pour souper? Cette situation (stressante, avouons-le) est plus répandue qu’on le pense. Une enquête québécoise menée par l’équipe d’Extenso a révélé que 44% des parents d’enfants de 0-12 ans ne savent pas à 17 heures ce qu’ils mangeront pour souper, et ce, 3 fois et plus par semaine. Que faire pour éviter ce stress inutile? Planifiez!

Imaginez les avantages de la planification:

  • Pas besoin d’aller à l’épicerie à la dernière minute avec une marmaille affamée;
  • Tranquillité d’esprit, car la question «qu’est-ce qu’on mange pour souper?» est déjà réglée;
  • Possibilité de préparer certains aliments la veille, comme couper des légumes, sortir le poisson du congélateur ou faire mariner la viande;
  • Vous avez le temps de regarder des livres de recettes et sites Internet pour vous inspirer;
  • Vos repas sont nourrissants, variés et équilibrés, car vous n’avez pas été bousculé à décider.

2. Mangez à votre faim!
Vous souvenez-vous de ce que disait Obélix? «Quand l’appétit va, tout va!»

Pour garder le moral, il faut manger. L’idée n’est pas de manger ses émotions ni de manger sans cesse, mais simplement de manger normalement. Si vous sautez un repas ou suivez un régime amaigrissant, la faim affectera votre humeur d’au moins deux façons.

Premièrement, sauter un repas ou ne pas manger suffisamment diminue le taux de sucre dans le sang et peut entraîner de l’irritabilité. À ce sujet, quelques études ont noté que les gens qui prennent un petit déjeuner complet sont de meilleure humeur que ceux qui jeûnent le matin.

Deuxièmement, qui peut dire qu’il se sent bien et heureux quand il se prive volontairement de nourriture malgré la faim? Il existe des méthodes pour perdre ou maintenir votre poids sans vous imposer un régime draconien et sans y laisser votre bonne humeur. Parlez-en à une nutritionniste.

3. Place aux aliments réconfortants
Profitez des journées froides pour cuisiner des plats réconfortants. Quel mets vous rappelle votre enfance ou vous réchauffe l’âme à coup sûr? Un osso buco? Une lasagne? Une soupe aux légumes?

Quel mets est en voie de se tailler cette place dans les futurs souvenirs de vos enfants? Puis, il n’y a pas que les odeurs et les saveurs qui se gravent dans leur mémoire. Le fait de cuisiner avec vous contribue aussi à leur plaisir.

Avez-vous adopté la mijoteuse? C’est le secret de plusieurs parents pour servir des plats réconfortants à leur famille et pour faciliter la planification et la préparation des repas. Et un secret (très mal gradé!) pour réussir à tout coup: le livre «La mijoteuse», de Ricardo.

4. Mangez en famille
Il n’y a pas que ce que vous mangez, qui est bon pour le moral. La manière dont vous mangez est également importante. Accordez-vous le temps de prendre de vrais repas et de manger en famille le plus souvent possible. Les discussions, les rires et les liens qui se tissent plus solidement sont le moyen le plus sûr de garder le moral pour longtemps, quelle que soit la saison!

5. Poisson gras et vitamine D
Les oméga-3 ont la vedette pour leurs vertus anti-déprime. En attendant de connaître la réelle efficacité de ces gras sur l’humeur ou même sur la dépression, rien ne vous empêche d’augmenter votre consommation de poisson gras à au moins 2 repas par semaine et d’intégrer quotidiennement des sources végétales d’oméga-3 (graines de lin moulues, soya, noix) à votre alimentation.

De même, certaines recherches ont déjà associé les faibles doses de vitamine D dans le sang. La vitamine D, c’est la «vitamine-soleil». La majeure partie de nos besoins sont comblés grâce à notre exposition au soleil, qui en permet la fabrication dans la peau. Le hic, c’est qu’au Canada, l’ensoleillement est insuffisant d’octobre à avril. Puisque les aliments seuls comblent difficilement vos besoins et ceux de vos enfants, plusieurs experts recommandent la prise de suppléments durant les mois d’hiver. L’amélioration de l’humeur n’est pas le bienfait le mieux prouvé de la vitamine D, mais vous ne la prendrez pas pour rien, car elle joue un rôle dans la prévention du cancer, du diabète, des maladies cardiovasculaires, dans le renforcement du système immunitaire, et bien sûr dans le développement et la santé des os. Un supplément de 400 UI par jour pour vos enfants (et 1000 UI pour vous) ne peut pas faire de mal!


Stéphanie Côté
Nutritionniste,
www.nospetitsmangeurs.org


Paru dans Bébé, Hiver 2013

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