5 astuces pour des vacances sans coups ni blessures

J’ai toujours aimé le camping. Je me rappelle encore mes vacances au camping avec mes parents et grands-parents: que de bons souvenirs ! Pourtant, maintenant que je suis moi-même maman, je dois dire que j’ai beaucoup hésité avant d’amener ma progéniture en camping. En 2018, est-il toujours possible d’envisager de telles vacances, sans coups ni blessures ?
Par Karine Forget

N’ayant pendant des années accumulé que de bons souvenirs de nos vacances, mon conjoint et moi avons « osé » entreprendre une semaine complète de camping avec une enfant de quatre ans et des jumeaux en plein terrible two ! Folie, insouciance ou déni ? Probablement un peu de tout ça, mais force est d’admettre que ça n’a pas été si terrible finalement. Nous avons même eu beaucoup de plaisir, contrairement aux pires prédictions de notre entourage ! Forte de cette expérience, j’ai donc dressé une liste de cinq astuces pouvant vous aider à vivre des vacances mémorables, sans trop de chicanes.

1. Choisir un camping pas trop loin de la maison
Oui, deux fois durant la semaine, nous sommes allés dormir à la maison. La Troisième Guerre mondiale étant « pognée » dans la tente-roulotte, on avait perdu tout espoir d’endormir les enfants assez tôt afin de profiter d’un feu de camp en amoureux. Nos trois petits « lapins Energizer » se sont endormis en chemin, et on a pu écouter un film, tranquilles, nous permettant un total lâcher-prise sur ce qu’allait être notre lendemain. Au réveil, les enfants étant enthousiastes et souriants à la suite de leur belle nuit, nous sommes retournés profiter de notre terrain de camping situé à environ 30 minutes de la maison ! Une idée de génie !

2. Réduire ses attentes
Ils vont crier, ils vont pleurer, ils vont se chicaner pour avoir LA seule assiette rose de l’univers et il y aura un incident de couche qui déborde. C’est inévitable ! On oublie donc les vacances parfaites de Les amis de Martine à la plage, et on diminue nos attentes ! Pour notre part, nous nous étions fixé un objectif simple : chaque jour, il fallait vivre UN moment que nous pourrions prendre en photo pour nous dire par la suite : « Ah… sont-tu beaux, ces enfants-là ! » Il y en a toujours un. Il faut simplement demeurer alerte et lâcher prise sur le reste.

3. Se permettre un peu de technologie
Oui, nous voyons venir les critiques ! Nous avons apporté un ordinateur portable et avons «plogué» les enfants sur Caillou et La princesse astronaute chaque jour, lorsque venait le temps de préparer les repas. Parce que, avouons-le, détourner l’attention de trois enfants en bas âge pendant qu’on cuisine sur le barbecue tient presque du miracle (en passant, le moment où ils sont calmes à regarder l’écran représente un bon temps pour les prendre en photo). En fin de compte, c’est du cinéma en plein air ! Ni plus ni moins !

4. Amener une gardienne
Je l’avoue, j’aurais aimé amener une gardienne avec nous ; on a même publié une petite annonce au camping comme quoi on cherchait quelqu’un pour passer la journée avec nous contre rémunération, mais personne n’a répondu à l’appel. On aurait dû planifier la chose à l’avance ; je suis convaincue que ça en vaut la peine. Alors, pour vous simplifier la vie, je vous recommande de demander à votre voisine adolescente si elle a envie de venir faire du camping gratuitement avec vous, de prendre la relève et d’amuser les enfants quelques heures par jour en échange d’une petite rémunération.

5. Réduire ses attentes, encore
Je sais, je l’ai déjà dit, mais je le répète, parce que c’est facile de l’oublier. Un petit truc : faites la liste des choses que vous aimeriez réaliser pendant vos vacances. Examinez vos désirs et réduisez la liste de moitié en éliminant les plus irréalistes. Choisissez ensuite les quatre souhaits les plus importants, puis les deux non négociables. Voilà donc vos règles de vacances ! Aussi, vous ne pourrez qu’être surpris et heureux si d’autres belles réalisations s’ajoutent en cours de route !

Pour notre part, nos deux souhaits premiers étaient que personne ne se ramasse à l’hôpital (c’est ce qui était arrivé la première fois !) et qu’on arrive à dormir au moins cinq heures d’affilée. Je l’avoue, souvent, je me suis demandé pourquoi on s’était infligé cette « torture », surtout la fois où, pendant 30 minutes, ma fille de deux ans a pleuré en me courant après autour des jeux d’eau; elle se fâchait contre moi en me tapant chaque fois que j’essayais de la prendre pour la consoler — émotions contradictoires des enfants de deux ans… quand vous nous tenez ! Mais, comme c’est le cas probablement pour mes parents, qui, aujourd’hui, ne conservent que de bons souvenirs de leurs vacances en famille, je me souviens de cette semaine-là avec beaucoup de plaisir, les beaux moments compensant largement les pires. Vous hésitez encore à partir en camping avec vos jeunes enfants ? Laissez-vous tenter et profitez-en pour faire des activités complètement folles comme… vous mettre en maillot de bain et vous rouler dans la boue ou vous peinturer le corps avec de la gouache ou encore aller à la chasse aux lutins malins cachés dans la forêt du géant en vous camouflant astucieusement derrière un brin d’herbe !


Karine Forget
Maman de quatre enfants
Accompagnante à la naissance
Coordonnatrice pédagogique à la Maison Cybèle
www.maisoncybele.com


Paru dans Moi Parent, Été 2018

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