Conseils 101

Vous êtes-vous déjà sentie complètement perdue devant une situation nouvelle avec votre enfant? Deux points d’interrogation dans vos yeux. Être dans le néant lors d’une éruption cutanée, une fièvre soudaine ou simplement à l’arrivée de la fameuse étape de l’introduction des aliments. Et, après avoir consulté votre maman ou même un livre, vous être sentie encore moins outillée qu’au départ? Voici mes cinq trucs pour vous sentir mieux (et bien) conseillée et trouver vos repères parmi toutes ces ressources disponibles.
Par Léonie Pelletier

1. Ne pas écouter les conseils non réclamés
Y a-t-il quelque chose de plus lassant que de recevoir des conseils non réclamés? Surtout quand ça vient de personnes inconnues. Surtout quand c’est notre deuxième enfant. Évidemment, les gens ne sont jamais mal intentionnés (j’ose croire), mais on doit prendre leurs avis avec des pincettes. La plupart du temps, les gens ne connaissent pas entièrement votre situation, donc vaut mieux ne pas les écouter. Souriez, acquiescez, passez go! Et si c’est l’une de ces journées où bébé a régurgité à maintes reprises, fait des séances groupées d’allaitement et sauté toutes ses siestes, vous pouvez répondre un gros non merci. L’impatience des jeunes mères est toujours pardonnée.

2. Parler avec des gens de confiance
Lorsque les conseils sont désirés, dirigez-vous vers des gens de confiance. Et, par gens de confiance, je parle ici d’amies mamans ou même des personnes que vous aimez suivre sur Instagram et qui semblent vivre les mêmes choses que vous. Cette communauté que l’on se forge sur Internet, lorsqu’on se retrouve vers 3h du matin en allaitant nos petits amours, elle devient précieuse. Pour ma part, j’ai rencontré l’une de mes meilleures amies ainsi! Je me suis souvent tournée vers elle pour des conseils, et elle pareillement. On vivait exactement les mêmes choses au même moment. Avec l’expérience des débuts, les essais-erreurs, ces amies deviennent d’excellentes conseillères. Ma mère est aussi une personne en qui j’ai entièrement confiance et qui a eu trois enfants. Mais, parfois, je sens la différence d’époque (ça fait juste 27 ans, mais quand même). Tellement de choses ont changé dans les dernières années, que ce soit pour l’introduction des aliments, l’exposition au soleil, les différentes maladies infantiles. Donc, même si nos mamans et nos tantes qu’on adore veulent nous aider, même avec les meilleures intentions du monde, il se peut que leurs conseils ne soient plus à jour.

3. Consulter des sites ou des applications reconnues
Avez-vous réellement consulté le Mieux vivre, cette brique qu’on nous remet à notre première prise de sang à l’hôpital pour trouver TOUS les outils possibles sur la maternité? Personnellement, je n’en ai pas lu une page. Pas parce que ce n’est pas une bonne ressource, au contraire, mais parce que, quand bébé pleure et qu’on tente tant bien que mal de le bercer, l’allaiter et le calmer et qu’on veut comprendre ce qui peut bien se passer chez notre cher poupon d’amour, on n’a pas le temps de feuilleter la thèse de 1000 pages, et on veut trouver l’information en un clic. Avouons-le, on a déjà notre cellulaire près de toute façon parce que qui n’a jamais fait le tour de son fil d’actualité lors d’un boire? Alors, ajoutez dans votre onglet d’applications favorites celles éprouvées et reconnues (Santé de bébé TELUS, The Bump, Naître et Grandir) qui peuvent vous aider rapidement à trouver des explications aux maux de vos mousses. Ça vous sauvera du temps de feuilletage! Finalement, évitez de tomber dans le piège des forums aux noms louches: vous risquez d’en sortir plus traumatisée qu’éclairée.

4. Consulter des spécialistes
Les amis, c’est bien, la technologie aussi, mais, quand quelque chose cloche, on le sait. Même si on parle à beaucoup de gens. Même si on consulte beaucoup d’articles pertinents. Je ne peux plus compter le nombre de fois que j’ai composé le 811 pour joindre Info-Santé, où des infirmières sont disponibles en tout temps pour nous écouter et nous conseiller du mieux qu’elles peuvent. Ça rassure souvent. Ça alerte parfois. Mais, au moins, c’est une ressource médicale et professionnelle à portée de main quand on craint de se rendre à la clinique pour rien. Avec un bébé, on veut toutes éviter des déplacements désagréables qui ne sont pas nécessaires.  Mais, encore là, si vous sentez que votre enfant est en danger ou à risque, l’urgence de l’hôpital est votre meilleure amie! Les enfants sont toujours pris en charge extrêmement rapidement; vous en aurez donc le cœur net en un rien de temps.

5. Écoutez-VOUS
Le dernier point et non le moindre, voire le plus important selon moi, c’est de s’écouter. L’intuition de parent, et j’oserais dire l’intuition d’une maman encore plus, est extrêmement développée. C’est quand on devient mère qu’on réalise que nous sommes au fond vraiment des animaux. Bon, le lien est peut-être poussé, me direz-vous, mais l’intuition qui nous vient instinctivement à la seconde même où notre enfant naît est vraiment primitive. Si vous avez un doute, écoutez-vous. Vous aurez toujours raison. Personne ne connaît votre enfant mieux que vous. Et dites-vous que vous ferez toujours le mieux, pour le bien de votre enfant. Et c’est ça, être un bon parent. Parfois, la réponse se trouve plus près que l’on pense!

Alors, que ce soit de vous tourner vers une amie en qui vous avez confiance, une application que vous aimez particulièrement, un professionnel aguerri ou juste votre petite voix intérieure, ayez confiance: vous trouverez des réponses à vos questions. Il est là, le vrai conseil.


Léonie Pelletier
Fondatrice associée CHAD Communications

www.robyetcie.com


Paru dans Moi Parent, Été 2019

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