Inconscient 101

Inconscient 101

La partie consciente de notre cerveau est au cœur de la vie organisée de notre société. Elle est l’univers des mots, des idées structurées, de l’analyse logique et de l’esprit rationnel. Le conscient fonctionne avec ce qui est tangible, observable, mesurable. À l’inverse, l’inconscient est quant à lui plus mystérieux…
Par Annie Ève Gratton

La partie inconsciente de notre cerveau, joue un rôle un peu méconnu. Pourtant, elle est à l’origine de notre perception, de notre manière de voir, d’entendre et de ressentir! Notre inconscient s’exprime par le biais des intuitions, des rêves, des «feelings».  C’est à partir de lui que nous façonnons notre expérience subjective.

Tout d’abord, faisons les présentations. C’est le point de départ pour travailler de concert avec notre inconscient vers l’atteinte de nos objectifs!

Les actions de l’insconscient

  • Il emmagasine et organise les souvenirs.
  • Il crée les émotions.
  • Il refoule les souvenirs dont les émotions négatives demeurent sans solution (et d’où sont nées, dans notre petite enfance, nos croyances qui aujourd’hui nous limitent).
  • Il contrôle et régularise le corps (les fonctions vitales qui se produisent sans que nous en ayons conscience, comme le cœur qui bat, la respiration, la circulation sanguine, etc.).
  • Il transforme en malaise les émotions que nous refoulons (c’est le phénomène de somatisation, qui fait en sorte que « maladie » devrait plutôt s’écrire « mal-a-dit »).
  • Il s’assure que nos valeurs soient respectées.
  • Il façonne nos perceptions et les transmet au conscient.
  • Il réagit à l’aide des instincts et des habitudes que nous avons (ce sont nos « programmes »).

Imaginons une métaphore: à l’avant d’un magasin, c’est la salle de montre. Les produits qui y sont exposés sont les plus pertinents en fonction des besoins du public. L’espace y est restreint: aussi doit-on choisir soigneusement ce qu’on y met. À l’arrière se trouve l’entrepôt. Beaucoup plus vaste que la salle de montre, il contient tout l’inventaire, soigneusement classé pour y récupérer au besoin ce que l’on recherche.

Notre cerveau fonctionne comme ce magasin. Toutes les expériences que nous avons vécues depuis notre naissance, et même lorsque nous étions dans le ventre de notre mère, sont gardées dans cet immense entrepôt qu’est notre inconscient. Pour ne pas mobiliser tout l’espace disponible, l’inconscient ne laisse aller vers le conscient (la salle de montre) qu’une petite partie de toute l’information qu’il contient, évaluant ce dont le conscient se sert. Or, pour régler des problèmes ou répondre adéquatement à ce que nous vivons, il arrive que nous ayons besoin d’une information rangée dans notre inconscient. Même si nous n’en avons pas de souvenir, cette donnée est tout de même disponible. Il suffit de savoir la récupérer.

Une mise à jour de nos programmes!
Au fil des expériences que nous avons vécues (particulièrement dans notre enfance), notre inconscient a élaboré des programmes qui avaient pour but de nous préserver et d’assurer notre survie. Basés sur le meilleur choix possible parmi les options qui s’offraient à nous à ce moment de notre vie, ces programmes sont à l’origine des choix que nous faisons encore aujourd’hui (rappelez-vous que c’est l’inconscient qui façonne notre expérience subjective d’une réalité). Or, avec le temps, nous enrichissons l’éventail des options dont nous disposons face à un type de situation, ce qui fait en sorte que nous ne ferions plus le même choix qu’autrefois. Mais notre programme, lui, demeure basé sur les choix d’avant. Et il conditionne la manière dont nous nous sentons aujourd’hui dans ce type de situation.

La réaction que nous avons dans ces cas-là et la charge émotive qui y est liée reflètent en fait les émotions que nous avons vécues la toute première fois où nous avons élaboré ce programme et non réellement à ce que nous vivons aujourd’hui. Ironiquement, nous reproduisons ce programme qui n’est plus adéquat à chaque occasion, perpétuant notre malaise. Naturellement, tout ce processus se produit à notre insu. Il n’en demeure pas moins qu’une mise à jour de nos programmes afin qu’ils reflètent davantage notre réalité actuelle nous permettrait assurément de nous sentir dorénavant outillés face à ce type de situation.

Dans les moments qui nous bouleversent, il est rassurant de percevoir notre inconscient comme notre allié et de faire appel à lui. À titre de dépositaire de toute notre histoire, il est en quelque sorte notre partie sage. Nous pouvons avoir recours à lui en toute confiance : il ne nous transmettra jamais d’information que nous ne sommes pas prêt(e)s à gérer. Nos ressources intérieures sont plus grandes que nous le soupçonnons, nous pouvons nous y fier.

Orienter notre inconscient dans la bonne direction
Ainsi, on dit souvent que la pensée crée. C’est vrai! Ce que l’on se dit à soi-même est entendu par l’inconscient et contribue directement à façonner notre expérience subjective de ce que l’on vit. Cela doit donc aller dans le sens de nos objectifs. Il est important de formuler nos idées de manière positive, car l’inconscient ne comprend pas la négation. Ainsi, si l’on se dit, par exemple, «Je n’ai pas peur », ce que l’inconscient comprend, c’est «avoir» et «peur». Devinez sur quoi il s’oriente… Dans cet exemple, un bon message à se formuler à soi-même serait plutôt : «J’ai confiance». Ça va un peu dans le même sens que le fameux plan B dont on se dote parfois pour combattre notre insécurité. Tentez le coup: visez l’idéal. Ce que vous voulez, c’est le plan A, alors ne prévoyez que le plan A. Vous orienterez ainsi votre inconscient vers cet ultime but que vous avez, ne lui laissant aucune possibilité d’entrevoir autre chose que la réussite. De toute façon, vous êtes débrouillard(e); en cas de pépin, vous trouverez bien un plan B… Ma main au feu que vous n’en aurez pas besoin!

De même, puisque l’inconscient n’est pas celui qui analyse, on lui adresse des demandes claires, simples et précises. On peut, par exemple, formuler une phrase qui nous fait du bien et se la répéter en boucle, un peu comme un mantra. Ainsi, une maman qui craignait pour la santé du bébé qu’elle portait s’est répété tout au long de sa grossesse, et particulièrement dans ses moments de doute et d’anxiété, une phrase qui l’apaisait et qui s’adressait directement à son inconscient: «Moi et mon bébé sommes en santé et je le porterai jusqu’à terme.» Elle a ainsi nourri son inconscient de ce message qui l’orientait vers cette seule option possible: bébé naîtrait à terme et en pleine santé. Cette affirmation répétée a donné une tout autre couleur à son expérience subjective de sa grossesse.

Souvent, on revit et répète notre passé, avec toute sa charge émotive, au lieu d’apprendre de lui. Dans ces situations-là, on se retrouve coincé(e) avec une émotion qui nous limite et nous paralyse, nous empêchant d’agir pour aller vers ce qu’on souhaite. C’est précisément ce que la programmation neurolinguistique (PNL) permet de modifier : en nous sentant différemment dans la situation qui habituellement nous limite, on agira forcément d’une manière différente, ce qui modifiera assurément l’issue de la situation. En vous faisant accompagner d’un coach PNL, vous transformerez votre expérience actuelle en une expérience pleinement satisfaisante, conforme à vos objectifs.


Annie Ève Gratton
Coach PNL
www.bedonzen.com
info@bedonzen.com
www.facebook.com/BedonZen?ref=hl
514 216-8790
www.lasourceensoi.com

Annie Ève est spécialisée auprès des parents qui vivent (ou envisagent) une grossesse après un deuil périnatal. Pendant près de 5 ans, elle a coanimé le groupe de soutien Les nouveaux rêves, destiné à cette clientèle. Elle a fondé BedonZen, qui offre du coaching périnatal et des ateliers prénatals, en réponse aux besoins nombreux, méconnus et sous-estimés de ces parents.

Membre de l’Association RITMA (Regroupement des intervenants et thérapeutes en médecine alternative)
Membre de la SICPNL (Société internationale des coachs PNL).
Reçus disponibles en naturopathie.


Paru dans Grossesse, Automne 2014

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