Introduction des aliments en s'inspirant de la naturopathie

Introduction des aliments en s’inspirant de la naturopathie

Du point de vue de la naturopathie, bien s’alimenter signifie manger des aliments sains et alcalinisants. Bien que ceci soit essentiel dans l’introduction des aliments complémentaires chez nos tout-petits dont les système digestif est encore fragile, tout le monde devrait finalement suivre ces principes pour garnir son assiette!
Par Nancy Richard

Pour mettre toutes les chances de son côté lorsque vient le temps d’introduire des aliments solides chez notre enfant: un mot d’ordre: éliminer toute forme de toxicité. Il faut donc choisir des aliments:

  • Biologiques;
  • Ne possédant pas d’OGM (organismes génétiquement modifiés);
  • N’ayant pas subi d’irradiation;
  • Exempts de pesticides;
  • Exempts d’herbicides;
  • Exempts d’hormones;
  • Exempts d’agents de conservation;
  • Exempts de sulfites;
  • Exempts d’édulcorants.

Maman, j’ai soif!
Même si le lait maternel épanche la soif par sa grande teneur en eau, vous pouvez donner de l’eau à votre bébé ou l’utiliser dans vos purées. L’eau doit être parfaitement pure. Elle peut donc être distillée ou filtrée par un filtre à osmose inversée.

Petite parenthèse toutefois! Si vous faites bouillir vos aliments dans le but de les réduire en purée, ne prenez jamais de l’eau chaude à même le robinet. Elle contient une multitude de bactéries et autres résidus. C’est même une légende urbaine que faire bouillir un chaudron d’eau chaude sur la cuisinière prend moins de temps et d’énergie. En fait, l’eau déjà chaude du robinet est privée d’oxygène et prend davantage de temps à parvenir au point d’ébullition, qui est d’ailleurs plus élevé à cause de son manque d’oxygène.

Un camaïeu de couleurs!
Il est recommandé d’introduire des aliments complémentaires dans l’alimentation de bébé vers l’âge de quatre à six mois. Mieux vaut alors débuter avec des aliments au pH alcalin ou du moins qui laisse un résidu alcalin dans l’organisme. Bébé n’aura donc pas à subir l’acidification de son organisme.

Quelques signes qui prouvent que bébé est prêt à manger:

  • Bébé manifeste un certain intérêt vis-à-vis de la nourriture;
  • Bébé tient bien sa tête seul;
  • Bébé tient bien assis seul;
  • Bébé salive bien;
  • Bébé ne repousse pas la cuillère dès qu’on l’introduit dans sa bouche.

On peut d’abord proposer le jus de fruits ou de légumes tels que celui des poires, des bananes et des carottes. Par contre, ne laissez jamais votre bébé avec un gobelet de jus au lit au risque de développer de la carie dentaire.

Ensuite, jouons un peu avec les couleurs. Proposons des purées de légumes d’une couleur différente chaque fois (courge, haricot, carotte, pois, patate douce, courgette, etc.). Les légumes cèdent ensuite la place aux fruits (banane, poire, pomme, pêche, ananas, prune, etc.).

Note. Du moment où vous introduirez une source quelconque de protéines, mieux vaut proposer les fruits en collation pour éviter les troubles digestifs liés à la fermentation qui entraîne des gaz. Les céréales entrent dans l’alimentation de bébé vers l’âge d’un an. Mieux vaut proposer des céréales sans gluten au début, entières et biologiques: quinoa, sarrasin, amarante, riz, maïs, épeautre et kamut. Puis vient le tour des légumineuses (soya, lentille, fève de Lima, etc.). Dès cet instant, en terme de proportion, 25% de l’assiette de bébé doit comprendre une source de protéines contre 75% de légumes. Ce conseil prévaut également chez les adultes!

Les acides gras
Un bébé en pleine croissance a besoin d’assurer quotidiennement son apport en acides gras essentiels pour combler les besoins grandissants du cerveau et des muqueuses.

Quelques propositions:

  • Graines: chia, lin, tournesol, sésame, citrouille;
  • Noix: amande, noix, pacane;
  • Huile: canola, olive.

Quelques additions dont la somme forme une protéine complète, selon Sylvie Asselin (naturopathe):

  • 1 légumineuse + 1 céréale = 1 protéine;
  • 1 légumineuse + 1 graine = 1 protéine;
  • 1 légumineuse + 1 noix = 1 protéine.

Finalement, en dernier lieu, si vous n’optez pas pour un régime végétalien ou végétarien pour votre bébé, mieux vaut attendre le plus tard possible avant d’introduire la viande et le poisson dans le menu de bébé (vers 20 mois). Bien évidemment, mieux vaut limiter l’apport en viande à trois ou quatre fois par semaine.

Petite tranche d’information supplémentaire: vous pouvez administrer certains suppléments alimentaires à votre enfant (chlorophylle, huile de lin, huile de germe de blé, etc.). Ce sont d’autres moyens d’assurer les acides gras essentiels.

Les règles de base
Afin de ne pas s’y perdre, mieux vaut introduire un seul nouvel aliment tous les trois ou cinq jours. D’ailleurs, cela permet davantage d’être à l’affût des signes d’allergie (constipation, diarrhée, vomissement, reflux, rougeurs, boutons, eczéma,etc.). En terme de quantité, vous pouvez proposer à bébé entre ½ à 1 cuillère à thé du nouvel aliment à la fois. Bébé aura le temps de se familiariser avec ce nouveau goût et cette nouvelle texture. Vous n’avez cependant pas à donner à bébé tous les aliments d’une même catégorie avant de passer à une seconde. Par exemple, si vous lui avez proposé trois nouveaux légumes, pourquoi ne pas lui proposer ensuite deux nouveaux fruits pour plus de variété?

Si maman, papa, grande sœur ou grand frère est allergique à un aliment en particulier, mieux vaut ne pas l’introduire avant l’âge de deux ans, car le risque d’incidence d’allergie est beaucoup plus élevé dans une même famille. Sur ce, bon appétit les tout-petits!


Nancy Richard
N.D. Naturopathe selon l’approche hygionomiste®
Membre du Collège des Naturopathes du Québec
Membre de la Société ÉducoSanté
Accompagnante à la naissance
B. Éd. | Auteure
www.lavenuedelacigogne.com
nancy@lavenuedelacigogne.com
438-738-9473


Paru dans Bébé, Hiver 2014

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