Organiser les repas d’une garde partagée en 5 étapes faciles

La planification des repas familiaux peut être un casse-tête, mais le défi est d’autant plus grand lorsque notre petite marmaille n’est avec nous qu’une semaine sur deux. Voici quelques trucs qui simplifieront la vie des parents séparés… mais aussi de tous ceux qui font la course contre la montre!
Par Léonie Pelletier

C’est tout nouveau, je suis séparée. Ça vient avec son lot de défis, mais aussi avec de superbes moments que je prends le temps d’apprécier. Les repas avec mes gars en font partie. Lorsque j’étais avec leur papa, c’était surtout lui qui cuisinait. Pas parce que je n’aimais pas ça, au contraire, mais parce qu’il appréciait les repas simples et rapides, souvent les préférés des enfants. Avec la dynamique de la course contre la montre au retour de la garderie, ça aidait souvent les choses. Je suis quelqu’un qui adore cuisiner et, surtout, en faire une activité. Prendre son temps, boire un verre de vin en préparant le tout. Vous voyez la scène? Et avec des enfants qui mangent très tôt (on ne peut pas vraiment dépasser 17h30-17h45, sinon on a droit à de grosses crises de bacon), c’était plus simple de laisser cette tâche au papa rapido presto.

Maintenant que je suis séparée, c’est autre chose. Je peux prendre tout mon temps quand ils sont partis, mais je dois à mon tour trouver des manières de cuisiner de bons repas en deux temps, trois mouvements. Voici mes trucs.

1. Préparer le maximum de choses à l’avance
Mon dimanche après-midi parfait, c’est faire les courses, préférablement dans un marché extérieur où l’on trouve des produits locaux et de saison, revenir à la maison et préparer tout pour la semaine. Couper les légumes, faire les sacs de collations, faire des portions pour la viande des enfants. C’est tellement un moment relaxant et qui me permet aussi de bien organiser ma semaine et de me sentir moins à la course, le soir venu. Je veux faire un sauté de légumes et de crevettes? Les ingrédients sont déjà coupés, en portions et prêts à mettre dans le wok. C’est quelque chose que j’ai toujours aimé faire, mais que j’ai eu beaucoup de mal à intégrer à ma routine en ayant des enfants. C’est un petit bonheur de la garde partagée, de pouvoir ravoir quelques moments, seule dans la semaine, pour faire ça et ainsi maximiser mon temps avec mes cocos quand ils sont à la maison!

2. Toujours se garder des en-cas
Je ne suis pas quelqu’un qui pense à ses recettes très à l’avance. Je décide toujours sur le moment. Donc, pour moi, le plus simple, c’est d’avoir des éléments de base en tout temps dans le garde-manger et le congélo. J’adore aller chez Super C pour y acheter de gros filets de saumon, des paquets multiples de poulet et de saucisses, et les diviser en portions avant de les congeler. J’ai toujours dans les armoires des pots de sauces diverses, des conserves variées, des pâtes de toutes sortes et des sachets de riz dans plusieurs saveurs. En tout temps, j’ai ce qu’il me faut sous la main pour sauver la soirée; il ne me reste donc qu’à ajouter les légumes achetés au marché, et le tour est joué! Mon défi depuis quelque temps: je ne mange plus de viande. J’essaie donc de trouver de bonnes recettes végés à présenter aux enfants ou d’avoir une option de repas facile à modifier si j’y intègre de la viande pour eux et un plat sans viande pour moi. Un autre truc: toujours garder sous la main des options en cas de soirée difficile où l’envie de cuisiner n’est pas présente, quand les mousses détestent votre souper ou qu’ils veulent sortir de table rapidement. Chez moi, c’est un bon vieux grilled-cheese pour Roby et un sandwich à la tartinade de tofu pour Laurier. Ni vu ni connu.

3. Joindre l’utile à l’agréable
J’imagine que je ne suis pas la seule: un des gros défis est de préparer le souper sans cris ni pleurs. Le retour de la garderie est toujours un peu chaotique. C’est la course pour préparer le souper à temps, divertir les gamins, les cajoler, les faire patienter en attendant que tout soit prêt. Dès que je peux, j’essaie de les faire participer. Laurier est encore jeune, donc dans son cas, c’est plus de jouer avec une casserole et une spatule, mais, pour Roby, c’est de mélanger les ingrédients, couper (avec un couteau pour enfants) les légumes et, évidemment, goûter à la sauce, au fromage, etc. Ça me donne donc les quelques minutes nécessaires pour que le repas soit un tantinet plus élaboré que du Kraft Dinner (quoique c’est une option qui sauve des soirées, voir le point 5) ou pour que j’aie même le temps de siroter mon petit verre de vin. Ah!

4. Penser aux boîtes-repas
Ça fait maintenant presque trois ans que j’utilise de temps à autre des boîtes-repas. C’est une option tellement plaisante et facile qui rend les semaines occupées moins désastreuses. Lorsque je sais que j’aurai un horaire chargé et que j’aurai du mal à passer à l’épicerie, c’est ma meilleure option. Je choisis mes repas (il y a plein d’options végés), et il ne me reste qu’à cuisiner le contenu de ma boîte. De plus, ça m’inspire de nouvelles recettes et ça fait changement de celles qui reviennent parfois trop souvent au menu.

5. Ne pas trop se stresser avec ça
L’important au fond, c’est de ne pas se prendre la tête avec ça. Personne ne va mourir si vous mangez du Kraft Dinner un soir, si l’un de vos enfants n’aime pas votre recette ou si vous faites brûler votre omelette. C’est pour ça que le point 2 existe! Vous aurez des solutions de rechange sous la main, au pire, ce sera une soirée crêpes improvisée au grand plaisir de vos enfants. L’important, c’est de passer du temps avec eux et de leur mettre quelque chose sous la dent. Être moins stressée vous permettra aussi un laisser-aller quand vous irez chez les autres. J’essaie de présenter le plus d’options variées aux garçons afin de ne jamais être restreinte quand nous allons ailleurs. Les gars ont des goûts différents: Roby est très traditionnel dans ses choix (pâtes, riz, peu de légumes), et Laurier est très allumé par les aliments frais. J’ai arrêté de m’en faire à force d’avoir beaucoup d’assiettes non terminées, avec tout de même de beaux sourires sur leur visage et des nuits complètes de sommeil réparateur.

Peu importe votre manière de faire, essayez de savourer chacun de ces instants autour de la table avec vos enfants. Pour moi, les moments autour d’un repas avec ma famille sont mes souvenirs les plus précieux. Beaucoup d’entre eux ont marqué mon enfance. Je veux que mes enfants aient ces mêmes souvenirs. Que les moments à cuisiner en dansant, à échapper de la farine en préparant des biscuits, à rire aux éclats lors d’un souper copieux et à savourer les petits bonheurs de la vie, aussi simples soient-ils, fassent partie de leurs plus beaux souvenirs d’enfance!

Super truc
– Économisez temps et argent
en achetant des formats éconos.
– Portionnez-les et congelez ce que vous ne consommerez pas dans la semaine ou rangez-les dans votre garde-manger.
– Profitez de ces formats familiaux même si vous n’êtes pas une grande famille!


Léonie ­Pelletier
Propriétaire de OUI L’agence
www.robyetcie.com

Maman de deux garçons, Roby, presque trois ans, et Laurier, un an, Léonie a sa propre agence de communication et partage activement son quotidien sur sa page Instagram, son blogue et sa chaîne YouTube.


Paru dans Moi Parent, Automne 2019

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