Pour une famille en bonne santé

Pour une famille en bonne santé

L’arrivée d’un bébé est un évènement des plus merveilleux dans la vie de deux amoureux. La santé de tous, de bébés, bien sûr, mais aussi de papa et maman devient alors d’une importance capitale. Trois sphères à ne pas négliger.
Par Nathalie Lachance

Le sommeil
Toutefois, après quelques semaines de nuits d’insomnie, l’horloge biologique peut commencer à se faire sentir. Nous savons déjà que le manque de sommeil peut occasionner une foule d’effets néfastes sur la santé et le comportement. Par exemple, l’anxiété, la surconsommation de calories, le stress, l’agressivité, etc. Si bien qu’il est facile d’imaginer que l’équilibre du couple et de la vie conjugale puisse en prendre pour son rhume.

Le fait de bien dormir serait-ce donc un ingrédient essentiel à la recette du bonheur? Du moins, c’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’université de Berkeley en Californie. Les résultats de leurs recherches, divulgués lors d’une rencontre de la Society for Personality and Social Psychosogists, démontrent que le manque de sommeil perturbe notre disposition à exprimer de la reconnaissance en plus de favoriser un comportement de victimisation. Selon eux, une mauvaise hygiène nocturne nous pousserait à prendre nos proches pour acquis, à nous replier sur nous-mêmes et atténuerait notre motivation à faire des efforts vis-à-vis de notre conjoint.

«Un mauvais sommeil nous rend égoïstes et nous amène à prioriser nos propres besoins et à négliger ceux de notre amoureux ou amoureuse», a ainsi expliqué la psychologue américaine Amie Gordon. «Vous aurez beau avoir dormi comme un bébé, si votre partenaire a eu une nuit incomplète, vous finirez probablement tous les deux par être bougons», ajoute-t-elle.

C’est alors que les petits gestes gentils et les mots doux se raréfient et que le quotidien devient un champ de bataille sans merci et où il est de plus en plus difficile d’y trouver le bonheur. Y a-t-il une solution? Pour Amy Gordon, rien de plus simple. «Tout est question de discipline. Assurez-vous de dire “merci” lorsque votre partenaire fait quelque chose de bien et faites-lui savoir que vous l’appréciez».
Référence: http://her.ie/story/duvets-and-drama-can-a-good-night-s-sleep-save-your-relationship-714966

Le stress et l’anxiété
Nous savons déjà qu’il existe un lien réel entre les parents anxieux et la transmission de ce trouble à leur progéniture. Toutefois, de nouvelles données nous offrent de plus amples informations sur les comportements spécifiques qui semblent favoriser la -continuation de cet héritage d’une génération à l’autre.

Des chercheurs de l’Université Hopkins se sont penchés sur la question, et selon eux, la forme d’anxiété la plus répandue est la phobie sociale. Ils croient que c’est celle qui expose les enfants à un plus grand risque d’hériter des troubles anxieux de leurs parents.

Au cours de cette recherche, les experts ont observé les interactions entre des parents anxieux et leurs enfants. Ils ont demandé aux participants d’effectuer certaines tâches pendant qu’ils observaient leurs comportements. Les parents aux prises avec des phobies sociales étaient moins affectueux envers leurs enfants, les critiquaient beaucoup plus et exprimaient ouvertement leurs doutes quant à leurs capacités de réussite.

L’étude ne met toutefois pas en lumière l’équilibre conjugal et la situation amoureuse du père et de la mère ou encore la santé générale de ceux-ci. Ces données changeraient inévitablement le produit des résultats obtenus, car on sait qu’un couple en difficulté favorise l’augmentation du niveau d’anxiété dans la famille. Les couples heureux jouissent généralement d’une meilleure santé mentale et d’un système immunitaire plus robuste. Les résultats des recherches de l’équipe de John Gottman, publiés dans The Seven Principles for Making Mariage Work, appuient cette dernière affirmation.

Sachant qu’un enfant sur cinq souffre de troubles anxieux aux États-Unis, il serait légitime d’y accorder plus d’attention en poursuivant les recherches. Ces troubles sont encore mal compris et encore aujourd’hui très peu diagnostiqués.
Référence: http://www.sciencedaily.com/releases/2012/11/121101171946.htm

La naissance prématurée
Un nouveau protocole de soins offerts aux nourrissons a été développé et étudié pour l’unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital Mount Sinaï par le Dr Shoo Lee. En plus de remplir le rôle de pédiatre en chef de l’établissement de santé, le Dr Shoo tient le poste de directeur scientifique aux Instituts de recherche en santé du Canada.

Ce programme de soins, qui fait l’objet de recherches, est l’un des premiers du genre en Amérique du Nord. Il donne les moyens et la possibilité aux parents de prodiguer eux-mêmes les soins à leurs enfants avec l’aide des professionnels sur place qui leur enseignent une grande partie des soins de base. Cette nouvelle façon de procéder est très bénéfique pour le bien-être des bébés, car les parents peuvent renforcer leur lien avec leur bébé tout en développant graduellement leurs habiletés à prendre soin de lui de façon autonome. Cela assure une transition tout en douceur au domicile avec des parents qui sont plus confiants et aptes à prendre en charge leur enfant après son congé de l’hôpital.

Au cours de leurs recherches, le Dr Lee et ses collègues ont observé que les bébés ayant pris part au programme avaient gagné plus de poids que ceux n’y ayant pas participé. De plus, 82,1% des nourrissons étaient allaités au moment de quitter l’hôpital contre 45,5% pour les non-participants. Les chercheurs ont également noté que le niveau de stress des parents était moindre et que les enfants étaient moins à risque de contracter 
une infection.

Les couples ayant eu la chance de profiter de ce nouveau modèle de soins ont majoritairement eu des critiques positives sur les résultats obtenus. La diminution du stress est l’un des effets positifs les plus rapportés par les parents. Comme on sait que le stress est très néfaste pour les familles, il s’avère essentiel de l’éliminer afin que les couples puissent profiter d’une expérience beaucoup plus positive malgré la situation difficile d’une naissance prématurée.


Nathalie Lachance


Paru dans Bébé, Printemps 2013

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