Prévenir diabète gestationnel

Prévenir diabète gestationnel

Quelle est la pathologie découlant d’une modulation plus ardue du glucose sanguin lors de la grossesse ? Il s’agit bien évidemment du diabète de grossesse. Que faire lorsque le diagnostic tombe?
Par Nancy Richard

Le diabète de grossesse, dit gestationnel, apparaît généralement vers la fin du second trimestre et lors du dernier trimestre. Cette maladie touche entre 2% et 4% des grossesses, mais disparaît après l’accouchement dans 90% des cas. On parle ici de grossesse, car cette pathologie peut disparaître après l’accouchement, mais une même mère peut en souffrir à nouveau lors d’une grossesse subséquente.
D’ailleurs, si la femme devait s’injecter de l’insuline liée à son diabète de grossesse, il est fort à parier que dès le début de l’accouchement, on cessera de lui en donner, cette intolérance se dissipant peu à peu avec l’expulsion du placenta.

Pourquoi parle-t-on du placenta? C’est que l’action de l’insuline est bien souvent enrayée à cause de l’action des hormones dites placentaires.

Le diabète gestationnel se manifeste généralement par une augmentation du taux de glucose sanguin. Cet état entraîne une grande soif, de la fatigue et une augmentation de la fréquence des mictions. Si la femme est à la limite d’obtenir le diagnostic, on parle ici d’état prédiabétique. Cela fait donc référence à une certaine forme d’intolérance au glucose.

Au niveau psychique, certains experts interprètent cette pathologie du sang comme si la future maman se sent toute petite elle-même, vulnérable et dépendante, finalement tout comme son bébé à naître. La peur d’être envahie et dépassée par les événements tout comme la dissidence qu’elle ressent vis-à-vis de la nouvelle image corporelle qu’elle projette.

Après l’accouchement, la majorité d’entre elles recouvrent leur état normal par le fait que leurs sentiments ambivalents se dissipent.

Le fameux diagnostic
Le diabète gestationnel peut être diagnostiqué de diverses façons. La plus courante est sans nul doute le test d’hyperglycémie provoquée ou dite de tolérance au glucose. Ce test de routine est exécuté entre la 24e et la 28e semaine d’aménorrhée. Cet examen vise le dépistage du diabète gestationnel selon le niveau de tolérance au glucose. La femme enceinte devra consommer une substance liquide au goût d’orange suivi d’une prise de sang, une heure après la prise du liquide. Soit dit en passant, mieux vaut ne pas siroter ce petit sirop sucré. S’approchant drôlement à de l’orangeade dégazéifiée ou même le fameux jus d’orange des deux arches dorés (McDo), la nausée pourrait facilement vous prendre avant la fin du test. Mieux vaut le siffler d’un seul trait, disons deux, que de le boire à petites gorgées…

La prise de sang et le test en général doivent se faire à jeun, afin de ne pas fausser les résultats.

Pour vous rassurer avant l’accouchement, le diabète de grossesse n’est pas une contre-indication à l’allaitement. Vous pourrez donc allaiter en toute quiétude!

Moduler les impacts négatifs
Dans le cas du diabète gestationnel, de type I et même de type II, l’alimentation importe pour beaucoup. Mieux vaut prioriser les préceptes d’une saine alimentation, et ce, même avant la grossesse. La période de préconception est une étape cruciale.

Côté habitudes de vie, mieux vaut :

  • Avoir suffisamment de repos.
  • Obtenir un bon sommeil réparateur. Huit heures par nuit, même entrecoupées par des balades nocturnes vers la salle de bains, sont ô combien importantes.
  • Pratiquer une activité physique (yoga, aquaforme, marche, baladi, etc.).

Le fameux sucre
Il existe deux grandes familles de sucre : celui présent naturellement dans les aliments et celui ajouté artificiellement. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas dépasser une consommation journalière de 50 g/jour, ce qui équivaut à 12,5 cuillères à thé.
Beaucoup trop de gens voient dans ces sucreries une forme de gâterie, une petite douceur de la vie.

Il serait plus sage de cesser de se récompenser de la sorte et de plutôt considérer ces produits sucrés comme une exception lors de circonstances particulières telles qu’un anniversaire ou un simple souper de famille.

Décomposons maintenant les variations de la grande famille du sucre. Dans tous les cas, apprenez à décoder les fameuses étiquettes alimentaires pour vous aider à effectuer de bons choix santé lors de vos emplettes à l’épicerie.

Lors de votre décodage, prenez garde aux autres appellations des dérivés du sucre : dextrose, fructose, glucose, lactose, maltose, maltodextrine, saccharose et sucrose. Il en est de même avec les divers sirops : maïs, malt et glucose.

Si vous souffrez de diabète gestationnel, vous pouvez bien certainement consommer des hydrates de carbone, mais avec modération (pâtes alimentaires, pains, céréales, etc.).

Privilégiez les sucres naturels

  • La mélasse verte;
  • Le miel;
  • Le sirop d’érable;
  • Le stévia.

Le stévia, issu des feuilles d’un arbre brésilien, est cette fameuse substance possédant un pouvoir sucrant 300 fois plus puissant que le sucre blanc, mais contient… zéro calorie!

Lors de la grossesse, Santé Canada recommande aux femmes enceintes de ne pas recourir aux édulcorants de synthèse (aspartame, cyclamates, saccharine, etc.). Ils peuvent occasionner bien souvent des maux de ventre et de tête.

Il en est de même avec les sucres-alcools (isomalt, maltitol, sorbitol, xylitol, etc.), qui pour leur part, déclenchent certains troubles digestifs en lien avec les intestins, considérés comme étant le deuxième cerveau humain (ballonnements, flatulences et même diarrhées).

Les méfaits du sucre raffiné

  • Affaiblit le système immunitaire
  • Surcharge les glandes surrénales
  • Favorise la prise de poids
  • Exacerbe l’apparition de carie dentaire
  • Perturbe le fonctionnement du pancréas

À éviter
Statistiquement parlant, les femmes âgées de plus de 35 ans lors de la grossesse ayant un surplus de poids sont plus à risque. Mieux vaut alors éviter d’être aux prises avec un problème de surcharge pondérale avant de tomber enceinte.
Pour nous épauler, les produits naturels à notre rescousse!

Voici maintenant un tableau indiquant les produits homéopathiques et naturopathiques à considérer si vous souffrez de diabète gestationnel.

Les médecines douces à la rescousse
Homéopathie
Sels de Schuessler: BC-7
Granules: Syzygium jambolanum 5 ch (3 granules dans 500 ml d’eau, 10-12 gorgées par jour)

Naturopathie
Huiles essentielles:

  • Application sur les reins matin et midi pour 10 jours – 1 goutte d’huile essentielle de pin sylvestre
  • Teinture mère d’avoine

Plantes: Petit mûrier

Suppléments:

  • Cannelle en poudre
  • Thé vert
  • COQ10 (1 comprimé par repas)

En somme, surveillez votre dent sucrée pour quelque temps. En cas de doute, si vous avez le droit de manger tel aliment, mieux vaut s’abstenir. Il ne goûtera que meilleur lorsque vous le mangerez, bébé au creux de vos bras !


Nancy Richard
Directrice Marketing BébéAuric
www.bebeauric.com
Copropriétaire et éducatrice périnatale
www.lavenuedelacigogne.com


Paru dans Grossesse, Hiver 2016

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